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Bien choisir sa formation

Bien choisir sa formation

Comment bien choisir sa formation sur le sérieux et la réputation ?

Mélanie COSSIN est une spécialiste de la beauté du regard et surtout la première à pratiquer la technique de « volume russe » en extension de cils dans la région PACA. Formée dès 2011, en Australie, elle a préparé pour vous un question-réponse sur comment bien choisir sa formation.

En tant que technicienne, quel regard portez-vous sur la formation ?

Se former, puis se perfectionner par la suite, est une priorité pour acquérir des compétences ou renforcer les pratiques déjà acquises. Le fait d’avoir une « bonne formation »

est un gage de crédibilité et une garantie pour la pérennité des activités d’une entreprise, aussi bien vis-à-vis des clientes que des collègues. Il est donc primordial de sélectionner le centre de formation. Nous pratiquons sur des zones sensibles visage : nous touchons à l’œil qu’il faut traiter avec précaution et de façon responsable.

Quels sont les risques d’une mauvaise formation ?

Celles qui exercent sans connaître les bases du métier s’exposent à des conséquences parfois lourdes en termes de santé, notamment si de mauvais produits sont utilisés. De plus, en tant que professionnelles, nous engageons notre responsabilité pour une prestation de soin du corps. C’est sous cette classification APE que les techniciennes sont immatriculées. Aussi, nous avons un rôle non négligeable de conseils, de suivi et, par conséquent, de réelles connaissances du métier.

Comment bien choisir sa formation ?

La première question est de savoir ce que vous cherchez : une formation complète ou du perfectionnement. Chaque formatrice a un savoir-faire et des spécialités. Il faut appréhender avant tout le nombre de techniques apprises lors de la formation, des designs, l’aspect commercial, le marketing, la rapidité…

En France, il n’existe toutefois pas de diplôme de technicienne en extensions de cils…

Effectivement, aucune formation diplômante  n’existe. Les centres de formation ou les formatrices indépendantes, ne peuvent délivrer qu’un Certificat de stage (souvent sous le format d’un diplôme à afficher) qui atteste du suivi d’une formation. L’on y retrouve la nature du stage, les dates,  la durée et le lieu de formation, les éventuels perfectionnements, le nom, la signature et le tampon de la formatrice. En général, est également délivrée une attestation

de stage sur simple papier, destinée aux administrations, Assedic, Chambre de Métiers, assurances…

Avez-vous un conseil à donner avant tout stage ?

On ne doit pas faire miroiter le certificat comme une condition sine qua non à une installation dans le seul but de faire effectuer un stage de telle ou telle durée. Même si la délivrance de ces documents est conseillée puisqu’ils permettent d’attester de votre formation auprès de la clientèle  ou d’un employeur, ils ne représentent pas un gage de professionnalisme et de savoir-faire. Ils ne sont délivrés qu’à partir du moment où le stage est effectué et quelques soient les compétences à la sortie.

« Centres agrées » ou « agréments » ou « Centre reconnu par l’Etat » ou encore « Formation diplômante » : comment s’y retrouver dans cette jungle de la formation ?

Ce sont autant de leurres, de termes illégaux ou mal employés par ceux qui s’en servent pour attirer les élèves… Sachez que le métier de technicienne en extensions de cils n’est pas reconnue par l’Etat comme étant un métier, ni par les Assedic, Chambre de Métiers. Il existe un vide juridique dans ce domaine, sans législation, ni réglementation sur cette activité. Aujourd’hui, personne ne peut prétendre délivrer une formation agréée par l’Etat. L’appellation « Centre agrée » signifie qu’il s’agit d’un  centre agréé par une marque spécifique et que ce centre remplit seulement les obligations de la marque en termes de protocole de formation.

 L’agrément de formation est-il un gage de sérieux ?

Absolument pas. On entend beaucoup parler du numéro d’agrément…  Il s’agit du numéro de déclaration du centre ou de la formatrice indépendante qui est dans l’obligation de déclarer son activité de formation professionnelle au Préfet. Ce dossier, purement administratif, lui octroie un numéro de déclaration d’activité qui doit figurer sur tous les documents (publicités, factures…), cela ne s’apparente pas à un gage de compétences ou de qualité de la formation. Que ceci soit bien clair. ! Ce n’est pas une garantie de sérieux et de qualité. Chacun peut s’autoproclamer « formateur » sans pour autant justifier de compétences particulières ce qui peut entraîner de malheureuses histoires d’escroqueries.

Modules de formation, devis, programmes et tarifs : comment s’y retrouver ?

Tout doit être préalablement établi dans une convention de stage ou tout autre document détaillant la formation proposée. Avant toute inscription, il est conseillé de réunir le maximum d’informations concernant le projet et le contrat avec le futur formateur. Un entretien est vivement conseillé afin de poser des questions précises et d’évaluer l’intérêt que celui-ci apporte à son métier et donc à votre avenir.

Quelles pièces le formateur doit-il remettre au moment du devis ?

Il doit communiquer, au minimum, un document mentionnant la ou les méthode(s) enseignée(s), la durée des stages, les tarifs horaires, le nombre d’élèves par session, les documents délivrés en fin de stage, les modules détaillés du programme, les horaires, le lieu

de stage, les dispositifs, aménagements, matériel, produits mis à disposition, compétences requises pour effectuer la formation, les informations précises sur les produits utilisés lors de l’apprentissage, des précisions sur les modèles (fournis ou non), les supports de cours. Il doit aussi préciser s’il y a un éventuel suivi après formation, une aide à l’installation professionnelle, les modalités de paiement et conditions de vente (acompte, préavis, report…)

Tout ce qui vous est assuré oralement n’aura aucune valeur en cas de litige. Aussi, plus vous aurez d’informations écrites, plus vous pourrez faire valoir des manquements éventuels à ce qui vous avait été promis. Former c’est enseigner, et c’est un métier… Cela implique une responsabilité et beaucoup de travail et d’engagement.

Attention aux tarifs pratiqués !

Concernant les tarifs appliqués par les centres ou formatrices indépendantes, ne jugez pas d’un tarif sans savoir ce qui  est compris dans celui-ci.

Des exclamations scandalisées devant un tarif jugé exorbitant sont ridicules si l’on ne prend pas la peine d’y regarder de plus près. Il faut voir ce qu’il propose et tenir compte des facteurs qui l’ont décidé. Par exemple, le nombre d’heures, les nuits d’hôtels, le transport… entrent en jeu. Un tarif, quel que soit le domaine d’activité, se calcule selon le coût de revient de la prestation. Le travail des élèves nécessite beaucoup de matières. Selon la qualité des produits et des matériels utilisés lors de la formation, le coût sera différent ; sans compter que les formations sont proposées dans différentes conditions : en centre (avec plus ou moins d’élèves par session), à domicile ou en institut.

N’hésitez pas à discuter avec les professionnels pour définir ce qui vous correspondra le mieux en termes d’enseignement pour optimiser vos chances de réussite.

De quels facteurs faut-il tenir compte pour faire son choix de formation au niveau tarifaire ?

Il faut considérer la qualité des produits utilisés en formation, la compétence du formateur, le matériel mis à disposition, l’installation et le confort des élèves, le local de formation (parking ou possibilité de se garer à proximité), le nombre d’élèves par session (une formatrice pour douze élèves est plus rentable que pour six et les prix doivent suivre), les méthodes et modules enseignés, les éventuelles journées de contrôle et  perfectionnement comprises dans le stage effectué, le suivi et soutien à l’installation des anciennes élèves, les modèles proposés ou non par le centre. (Dans ce  cas, sachez que cela nécessite un important travail de recherches et de gestion ce qui entraîne des frais.)

Quels critères sont-ils importants dans le programme de formation ?

Il faut s’attacher à savoir si le kit est compris et surtout s’informer sur les compétences de la formatrice,  ses références, les formations qu’elle a suivies, et  si elle est « à la page ».

Quelle durée choisir pour une formation ?

C’est votre conscience professionnelle qui vous mènera à choisir une formation incluant un minimum de théorie sur la santé, l’hygiène, les maladies fréquemment observées,

les cas particuliers et la façon d’y faire face, les différentes méthodes à adapter selon les cas. Tout ceci ne s’apprend pas en 2 heures…

Après la théorie, il vous reste à passer à la pratique. Selon les concepts de formation, vous pouvez d’abord vous initier sur tête d’entraînement pour passer ensuite sur de vrais modèles. Ce sont des initiations vous permettant de juger de votre intérêt réel pour ce métier. Mais de là à faire de vous des professionnelles débutantes, il vous manquera trop de choses avant de vous lancer. Même en effectuant un stage très complet, vous ne serez pas aptes à exercer professionnellement en sortant de formation. Prévoyez une période d’entraînement sur modèles pendant plusieurs mois (2 à 3 mois à raison d’au moins 3 modèles par jour)  de façon régulière voire intensive afin de vous perfectionner et surtout de réduire votre temps de prestation tout en gardant votre qualité de travail enseigné lors de votre stage.

Vous parlez de « coup de main »…

Comme tout métier manuel, il faut ce fameux « coup de main » qui ne s’acquiert qu’avec l’entraînement. Nous ne sommes pas tous égaux face aux difficultés, tant manuelles qu’en matière d’assimilation des cours. Certains apprendront plus vite que d’autres qui auront besoin de plus de temps et de suivi mais ce n’est pas pour cela sans  que leur travail, à terme, sera  moins bon.

Peut-on bénéficier d’une prise en charge pour les formations ?

Des centres ont un numéro d’agrément pour qu’il vous soit possible d’avoir une prise en charge totale ou partielle. Le FONGECIF ou autre organisme de formation, selon la branche professionnelle dans laquelle vous travaillez et donc la convention collective de votre employeur, pourra participer au coût de votre formation en payant directement le Centre de formation ainsi que votre employeur pendant votre absence, sous réserve d’acceptation du dossier (à  monter  en général 3 mois avant le début de la formation) et de l’accord de votre employeur. Tout employeur cotise aux organismes de formation vous donnant droit, après une durée minimum d’activité salariale, aux DIF et CIF… Renseignez-vous !

Dans ce secteur, la réputation est-elle un atout ?

Assurément ! Il ne faut pas négliger l’aspect humain et se sentir à l’aise et en confiance avec votre formateur. Un bon formateur doit se mettre à la portée de ses élèves et comprendre leurs doutes, leurs peurs et leurs lacunes. La disponibilité, la patience, la compréhension et la pédagogie font le succès d’un bon apprentissage.

L’ancienneté n’est pas forcément un gage de compétences. J’ai rencontré des personnes en exercice depuis dix ans qui devaient être passablement douées à leurs débuts et qui, malgré l’expérience, reste sur leurs faibles acquis. En revanche, des personnes extrêmement douées sont de véritables pros en un an. La réputation peut vous influencer.

Attention tout de même à ne pas se fier à quelques mécontentements : personne ne peut satisfaire 100% des individus !

Des mises en garde contre une mauvaise formation ?

Cela peut être très dangereux car nous touchons les yeux. Le bouche à oreille, dans notre métier, est l’une des clés de la réussite.

Mauvaises poses :

Travail de Mélanie

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